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Photographe

Luigi Capasso est photographe et cinéaste qui travaille à la fois en Italie et en Amérique du Nord.   Il est doublement diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Naples avec un baccalauréat en peinture et une maîtrise en peinture, art public et nouveaux médias.  Ainsi, il a participé à de nombreuses expositions collectives en peintures et installations avant de bifurquer vers la photographie, un médium qui lui permet de témoigner de la vie contemporaine de façon plus efficace.  Luigi travaille à la fois comme photographe et cinéaste pour des agences publicitaires et a fondé en 2015 sa maison de production en art visuel, Zoomlab.

Son approche de la photographe est surréaliste, témoignage de sa fascination pour la baroque, la lumière des peintures de la Renaissance et les compositions travaillées des sculptures baroques.  Le médium photographique et la retouche numérique sont pour lui des outils puissants afin d’exprimer sa créativité sans limite.  Par la photographie, Luigi cherche à capter les énergies de ses diverses sources d’inspirations afin de créer des poèmes visuels captivant.

Pour en savoir plus : https://www.zoomlab.net/

Photo : Jessica Valoise
Sujet : Luigi Capasso, photographe

Questions Photo

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?
Numérique

Votre meilleur conseil technique?
Être toujours prêt

Avez-vous des rituels ou des astuces photographiques personnelles?
Pas vraiment

Provoquer ou saisir le moment?
Provoquer

Votre lumière favorite pour la photographie?
À l’aube ou au coucher du soleil

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence?
Studio et silence

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art?
Oui, j’aimerai mélanger photographie et installation artistique.

Retouches Photoshop : pour ou contre?
Cela dépend du projet, mais j’aime la manipulation numérique

Questions Montréal

Trois mots qui évoquent Montréal?
Dynamique, bizarre, belle.

Votre saison favorite à Montréal?
Printemps/été.

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit?
De jour.

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir?
Le quartier de Villeray.

Balade à pied, à vélo ou tjrs en auto?
Toujours en auto.

Un personnage Montréalais que vous aimeriez photographier?
Jean Leloup

Montréal, une ville où il fait bon vivre?
Absolument oui!

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête?
Les ruelles.

Questions Maison

Le photographe, artiste ou artisan?
Un artisan visionnaire.

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours?
Toujours!

Un photographe qui vous inspire?
Annie Leibovitz

Une expo photo inoubliable?
Tomas Struth vu au musée d’art contemporaine Donna Regina de Naples

La Maison de la Photo de Montréal vous donne carte blanche; vous faites quoi?
Une exposition photographique de portraits de tous les groupes ethniques existants à Montréal.

Une exposition photo que vous aimeriez voir proposée par MPM?
Une exposition de Mimmo Jodice.

Votre prochain projet photo?
J’ai l’intention de travailler sur le concept de « gravité ».

Questions « Diversité Culturelle »

Quelle est votre expérience du milieu photographique/artistique montréalais?
Ceci, avec la MPM, est ma première expérience artistique montréalaise.

Avez-vous eu des mentors qui vous ont encouragé à persévérer dans le milieu ou avez-vous des photographes dont le parcours vous inspire? Qui sont-ils?
J’ai fait toujours ce travail dans ma vie. J’ai commencé très jeune à travailler avec les appareils photographiques. Aussi, afin de contribuer au revenu de ma famille, j’ai toujours aidé mon père, qui était caméraman. J’ai été chanceux! Mon mentor et mon premier maître était mon père.

Sur quel projet(s) travaillez-vous en ce moment?
Je travaille sur le food photography.

Un conseil à donner pour les photographes de la relève issus de la diversité culturelle?
Être dans la réalité avec une mentalité visionnaire. Être toujours prêt à interpréter la réalité.

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Jessica Valoise est une photographe d’origine française installée au Canada depuis 2013. Aimantée par l’art, elle s’attelle à documenter l’acte créatif et performatif à travers les concerts et la photographie de plateau (cinéma).

Pluridisciplinaire, elle travaille également la peinture et la vidéo ainsi que des carnets de voyage mêlant écriture et photographies sous forme de blog. Ses photographies de concert ont fait l’objet d’une exposition collective au festival Hip-Hop You Don ’t Stop en 2016.

Pour en savoir plus : http://www.jessicavaloise.com/

Photo :  Kiran Ambwani
Sujet : Jessica Valoise, photographe

Questions Photo

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?

Argentique : Souvenirs. Mon père est un passionné de photographie, et il avait des appareils plus jeune. Et à l’école primaire on avait eu un atelier photo avec développement en chambre noir etc. J’étais jeune, 7 ou 8 ans, ça reste des souvenirs un peu vagues.

Numérique : Accessibilité. Le numérique rend la photo plus facilement accessible, que ça soit d’un point de vue économique ou technique.

Instagram : Surconsommation et surproduction. Un reflet de notre société actuelle. Mais aussi ouverture sur le monde. J’y ai noué d’importants contacts ainsi que des amitiés, comme avec par exemple Lisa Simone, la fille de Nina Simone.

Un accessoire photo indispensable ?

L’oeil observateur.

Votre meilleur conseil technique?

Apprendre, en permanence, et pratiquer chaque jour, même sans caméra. C’est-à-dire visualiser des cadrages sans prendre de photos.

Avez-vous des rituels ou des astuces photographiques personnelles?

Je fais toujours en sorte d’arriver plusieurs dizaines de minutes à l’avance à l’événement que je dois photographier. Je rentre là dans une sorte de zone mentale où je me connecte à l’énergie de lieu, du moment, des gens… C’est pour ça que j’écourte les conversations lorsque je photographie des spectacles. Ça me permet d’être vraiment dans les mêmes vibrations que les musiciens, et à un moment donné, c’est comme si je faisais partie du show. Je fais aussi en sorte d’être la plus discrète possible – en plus d’être complètement concentrée dans le moment – , que l’on ne me voit pas ou que l’on oublie que je suis en train de prendre des photos. C’est comme ça que j’arrive à anticiper puis capturer des moments précieux.

Provoquer ou saisir le moment?

Saisir le moment. C’est principalement ce que je fais, de l’événementiel. Je me suis essayée aux portraits etc., mais visiblement je n’ai pas le truc pour provoquer le moment – à part quand ce sont des personnes que je connais très bien personnellement.

Une photo inattendue?

Cette photo – J’étais dans les rues de Calcutta, et je voulais filmer l’ambiance oppressante et effervescente de la ville. Je portais ma caméra en bandoulière, et j’aurai déclenché une photo, que je n’ai vu qu’au moment du transfert sur mon ordinateur. Je l’aime bien, le flou, le cadrage de travers, quelques personnes, mon ombre… ça donne une impression un peu bourrée, qui peut être un parallèle au sentiment que l’on ressent dans cette sur-stimulation sensorielle.

Votre lumière favorite pour la photographie?

Comme je fais principalement de la photo de concert, c’est les fortes lumières blanches en faisceaux qui me permettent de jouer avec.

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence?

Extérieur, toujours en musique.

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art?

La peinture.

Retouches Photoshop : pour ou contre?

Ni pour, ni contre. De manière générale, je n’y vois pas de mal, chacun son travail. Là où ça pose problème c’est quand ça laisse croire que c’est la réalité.

Questions Montréal

Trois mots qui évoquent Montréal?

Paisible. Libre. Créative.

Votre saison favorite à Montréal?

L’été, évidemment!

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit?

Les deux.

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir?

L’Ouest de l’île.

Un secret montréalais que vous aimeriez partager?

Quand on arrive à Montréal, on se demande quoi voir, que faire… Montréal se vit, il faut se promener dans les rues et ruelles sans but précis, et parler aux gens (ou se laisser aborder par les gens) ! C’est la meilleure façon de la découvrir et de l’apprécier.

Balade à pied, à vélo ou tjrs en auto?

À vélo! Liberté et rapidité!

Une lecture pour le transport en commun?

Les journaux. J’aime bien y voir le type d’images publiées, que ça soit pour les articles ou les publicités.

Un personnage Montréalais que vous aimeriez photographier?

Céline Dion. Ou Xavier Dolan.

Montréal, une ville où il fait bon vivre?

Je dirais même, Montréal, LA ville où il fait bon vivre (sauf en hiver).

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête?

Été 2014, je suis là depuis un an. Nous revenons de la dernière journée d’Osheaga, le dernier concert s’était terminé avec des feux d’artifices en arrière-plan, et la Lune presque pleine… Nous prenons le métro, archi blindé. Arrivées à Berri, il y a un chanteur dans le couloir juste en bas des escaliers roulants, il chante Come Together d’Aerosmith. Arrivée au refrain, c’est plus de trois cents personnes qui chantent tous en coeur, c’était juste magique. Je l’ai filmé : https://www.facebook.com/jessicavaloise/videos/vl.107553969907431/1871587953165456

Questions Maison

Le photographe, artiste ou artisan?

Ça dépend de la démarche et du domaine. Il y a des artistes et des artisans.

Que pensez-vous de la proposition : l’art est un acte social?

Si je peux, j’aimerai citer Madame Christiane Taubira, ancienne ministre de la justice en France, qui a créé la loi qui reconnaît l’esclavage comme crime contre l’humanité et qui a défendu le projet de loi permettant aux personnes de même sexe de se marier, entre beaucoup d’autres choses :

« La place des artistes et des arts est essentielle pour nos équilibres. »

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours?

Tellement. Aujourd’hui, un événement, un lieu, une personne, n’existent pas s’ils ne sont pas photographiés.

Un photographe qui vous inspire?

Vivian Maier, pour qui la création était une fin en soi.

Une expo photo inoubliable?

Celle de Nikos Aliagas à la Conciergerie de Paris, « Corps et Âmes », qui pendant deux ans, m’a fait remettre toute ma démarche artistique en question afin de lui donner plus de sens.

Un travail de photographe qui traverse le temps?

Je pense que c’est le but de la photographie, qu’elle traverse le temps. Alors je dirais tous.

Avec quel artiste montréalais aimeriez-vous collaborer?

J’ai déjà collaboré avec pas mal d’artistes que j’apprécie ici… J’ai travaillé pendant 3 jours aux côtés de Xavier Dolan sur un tournage, je dirai que j’aimerai répéter l’expérience avec une réelle collaboration.

La Maison de la Photo de Montréal vous donne carte blanche; vous faites quoi?

Une exposition interactive et immersive sur mes voyages, en plaçant l’humain au centre et en faisant un lien entre tous les pays.

Une exposition photo que vous aimeriez voir proposée par MPM?

J’aimerai bien voir quelque chose de purement artistique, comme une exposition de photos abstraites.

Ou alors une exposition anonyme réunissant des dizaines de photographes sur un même sujet, et on ne saurait pas si ce sont des hommes, des femmes, des non-genrés, des blancs, des noirs, des jaunes, qui ont pris les photos.

Votre prochain projet photo?

Je travaille sur des reportages d’artistes dans les coulisses de leur création.

Questions « Diversité Culturelle »

Quelle est votre expérience du milieu photographique/artistique montréalais?

J’évolue complètement dans le milieu artistique, principalement urbain : musique, humour, cinéma… C’est ce qui me fait vibrer, donc j’ai une assez bonne connaissance de ce milieu-là.

Avez-vous eu des mentors qui vous ont encouragé à persévérer dans le milieu ou avez-vous des photographes dont le parcours vous inspire? Qui sont-ils?

Il y a eu principalement Enock – https://www.facebook.com/enockhomedia/ – qui m’a beaucoup aidé aux débuts et parfois encore aujourd’hui, en photo et en vidéo. Plusieurs amis comme Sébastien – http://www.spry.fr/ -, Carlos – https://www.facebook.com/brancompany/, Hicham – http://www.revolvizion.com/ -, et j’en passe, qui ont toujours eu la patience et la gentillesse de répondre à mes nombreuses questions. Aujourd’hui, dès que je rencontre des nouveaux photographes, qu’ils soient débutants ou confirmés, je leur pose plein de questions, je réponds aux leurs et on échange comme ça, c’est toujours super enrichissant. Et sinon, je me suis formée seule en regardant des vidéos et en lisant des livres. J’en parle ici : http://www.jessicavaloise.com/comment-jai-appris-la-photo/.

Sur quel projet(s) travaillez-vous en ce moment?

En plus des reportages d’artistes dans les coulisses de leur création, je travaille sur une série de peintures inspirées de musique, ainsi que sur la préparation d’un documentaire vidéo avec Village Monde.

Comment votre travail reflète t’il vos origines?

Par mes origines sociales, je dirais l’art de la débrouille et la créativité : faire avec ce qu’on a et les moyens – le manque de moyens en l’occurrence, sans se mettre de barrière. Pour mes origines ethniques, la société m’identifie à mes origines, mais moi, je ne m’y identifie pas en particulier. Donc je dirais que l’on retrouve ça dans la diversité de mon approche et de mes sujets, où les origines, qu’elles soient ethniques ou sociales, ne sont pas le thème premier.

Un conseil à donner pour les photographes de la relève issus de la diversité culturelle?

Notre diversité culturelle est un grand atout car nous avons de base une ouverture sur le monde absolument indispensable dans la photographie, et l’art de manière générale. Il faut se servir de nos atouts et enfoncer les portes qui nous sont fermées.

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Kiran Ambwani est une photographe d’origine indienne arrivée à Montréal dans sa jeunesse. Engagée, elle a une approche passionnée des gens, les espaces qu’ils habitent et leur mode de vie.

Ses images sont imprégnées de ses études en anthropologie et en études environnementales mais aussi de ses voyages, définissant ainsi sa sensibilité humaniste. Préoccupée par ces sujets, elle a réalisé des reportages sur les populations défavorisées qui ont été diffusés de par le monde et notamment par Radio-Canada, Le Devoir, Vogue, Geo Plein Air, Indian Express. Parallèlement, elle développe une photographie de portrait pour des agences, des publications et des organisations à but non-lucratif internationales.

Pour en savoir plus : http://fr.kiranambwani.com/  

Photo : Hamed Tabein
Sujet : Kiran Ambwani, photographe

 

Photo : Kiran Ambwani

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?
J’ai commencé avec argentique, ensuite j’ai appris numérique que j’utilise présentement. Mon compte Instagram propose des photos « on the go » prises par mon iPhone. Peu importe le médium, c’est le regard qui compte. 

Un accessoire photo indispensable ?
Patience.

Votre meilleur conseil technique?
Suive la lumière.

Avez-vous des rituels ou des astuces photographiques personnelles? 
Parfois,  il est important de mettre la camera à coté et vivre le moment, l’interaction.

Provoquer ou saisir le moment? 
Généralement, j’essaie de saisir le moment.

Une photo inattendue? 
Il y a une magie dans la création et captation d’images, dans l’interaction avec le sujet, alors la plupart de temps c’est inattendu. Il faut toujours être prêt à saisir le moment magique!                                                                                                  Votre lumière favorite pour la photographie? 
Lumière naturelle. Surtout la belle lumière en début ou fin de journée.

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence? 
Surtout extérieur. Musique, mais parfois silence selon le moment.

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art? 
Installation vidéo et peinture.

Retouches Photoshop : pour ou contre? 
Retouche minimale sans abus.

Trois mots qui évoquent Montréal? 
Vibrant, multiculturelle, liberté d’être.

Votre saison favorite à Montréal? 
L’été!

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit? 
Les deux ont des caractéristiques spéciales.

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir? 
Park-Extension.

Un secret montréalais que vous aimeriez partager? 
Les jolies ruelles du Plateau Mont-Royal.

Balade à pied, à vélo ou tjrs en auto? 
À pied.

Une lecture pour le transport en commun? 
La Presse Mobile.

Un personnage Montréalais que vous aimeriez photographier? 
Armand Vaillancourt.

Montréal, une ville où il fait bon vivre? 
Oui! Surtout entre avril et novembre!

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête? 
La tempête de verglas de janvier 1998.

Photo : Mathilde Guiho

Photo : Kiran Ambwani

Le photographe, artiste ou artisan? 
Artiste.

Que pensez-vous de la proposition : l’art est un acte social? 
Tout à fait. L’art devrait nous éduquer, faire réfléchir, agir, changer et évoluer en tant que société.

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours? 
Oui, plus que jamais!

Un photographe qui vous inspire? 
Sebastiao Selgado.

Une expo photo inoubliable? 
Nan Goldin au MAC.

Un travail de photographe qui traverse le temps? 
La photo en général traverse le temps.

Avec quel artiste montréalais aimeriez-vous collaborer? 
Carlos et Jason Sanchez.

La Maison de la Photo de Montréal vous donne carte blanche; vous faites quoi? 
Une exposition immersive d’installations, projections, impressions grand format, et des extraits sonores.

Une exposition photo que vous aimeriez voir proposée par MPM? 
Un projet qui réunit les femmes photographes Montréalaises de la diversité culturelle.

Votre prochain projet photo? 
Atelier photo pour les patients atteints de cancer à La Ruche St-Henri.

Quelle est votre expérience du milieu photographique/artistique montréalais? 
J’adore rencontrer et échanger avec d’autres artistes et je suis impliquée avec le Festival Accès Asie depuis plusieurs années pour promouvoir les arts et la culture de l’Asie.

Avez-vous eu des mentors qui vous ont encouragé à persévérer dans le milieu ou avez-vous des photographes dont le parcours vous inspire? Qui sont-ils? 
Pas de mentors, mais il y a plusieurs photographes montréalaise qui m’inspirent pour leurs parcours variés: George Zimbel, Gabor Szilasi, Roger Lemoyne, Raymonde April, les frères Sanchez, Adad Hannah, Benjamin Von Wong…

Sur quel projet(s) travaillez-vous en ce moment? 
Plusieurs projets en développement, de nature humanitaire et ateliers.

Comment votre travail reflète t’il vos origines? 
J’ai grandi à Mumbai dans une famille privilégié, alors j’ai toujours été intéresse par les populations défavorisées et marginalisées et les enjeux qui les impact

Un conseil à donner pour les photographes de la relève issus de la diversité culturelle? 
Votre regard est unique grâce à vos expériences et origines alors faut exploiter ce regard au maximum.

Photo : Mathilde Guiho

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Youssef shoufan

Hamed Tabein est un photographe iranien nouvellement installé avec sa famille à Montréal et ayant une approche documentaire de la photographie.

Il a notamment conduit depuis 2013 son projet « Smile of Afghanistan », témoignage de la vie des afghans aujourd’hui, bien loin des images de guerres et de bombes mais en essayant de les montrer sous un jour plus joyeux et porteur d’espoir. Hamed a aussi publié plusieurs articles sur la photographie dans divers magazines et vu ses œuvres exposées soit en solo ou encore dans le cadre d’expositions collectives autant ici qu’en Iran.

Hamed est également membre de FPJQ « Fédération professionnelle des journalistes du Québec », de « Photographers Without Borders » (PWB) et de la « Canadian Association for Photographic Art » (CAPA).

Pour en savoir plus : www.hamedtabein.com

Photo : Youssef Shoufan
Sujet : Hamed Tabein, photographe

 

Photo : Hamed Tabein

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?
J’ai commencé avec argentique, ensuite j’ai appris numérique que j’utilise présentement. Mon compte Instagram propose des photos « on the go » prises par mon iPhone. Peu importe le médium, c’est le regard qui compte.

Un accessoire photo indispensable ?
Patience.

Votre meilleur conseil technique?
Suive la lumière.

Avez-vous des rituels ou des astuces photographiques personnelles?
Parfois,  il est important de mettre la camera à coté et vivre le moment, l’interaction.

Provoquer ou saisir le moment?
Généralement, j’essaie de saisir le moment.

Une photo inattendue?
Il y a une magie dans la création et captation d’images, dans l’interaction avec le sujet, alors la plupart de temps c’est inattendu. Il faut toujours être prêt à saisir le moment magique!                                                                                                  Votre lumière favorite pour la photographie? 
Lumière naturelle. Surtout la belle lumière en début ou fin de journée.

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence?
Surtout extérieur. Musique, mais parfois silence selon le moment.

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art? 
Installation vidéo et peinture.

Retouches Photoshop : pour ou contre? 
Retouche minimale sans abus.

Trois mots qui évoquent Montréal? 
Vibrant, multiculturelle, liberté d’être.

Votre saison favorite à Montréal? 
L’été!

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit? 
Les deux ont des caractéristiques spéciales.

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir? 
Park-Extension.

Un secret montréalais que vous aimeriez partager? 
Les jolies ruelles du Plateau Mont-Royal.

Balade à pied, à vélo ou tjrs en auto? 
À pied.

Une lecture pour le transport en commun? 
La Presse Mobile.

Un personnage Montréalais que vous aimeriez photographier? 
Armand Vaillancourt.

Montréal, une ville où il fait bon vivre? 
Oui! Surtout entre avril et novembre!

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête? 
La tempête de verglas de janvier 1998.

Photo : Mathilde Guiho

Photo : Kiran Ambwani

Le photographe, artiste ou artisan? 
Artiste.

Que pensez-vous de la proposition : l’art est un acte social? 
Tout à fait. L’art devrait nous éduquer, faire réfléchir, agir, changer et évoluer en tant que société.

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours? 
Oui, plus que jamais!

Un photographe qui vous inspire? 
Sebastiao Selgado.

Une expo photo inoubliable? 
Nan Goldin au MAC.

Un travail de photographe qui traverse le temps? 
La photo en général traverse le temps.

Avec quel artiste montréalais aimeriez-vous collaborer? 
Carlos et Jason Sanchez.

La Maison de la Photo de Montréal vous donne carte blanche; vous faites quoi? 
Une exposition immersive d’installations, projections, impressions grand format, et des extraits sonores.

Une exposition photo que vous aimeriez voir proposée par MPM? 
Un projet qui réunit les femmes photographes Montréalaises de la diversité culturelle.

Votre prochain projet photo? 
Atelier photo pour les patients atteints de cancer à La Ruche St-Henri.

Quelle est votre expérience du milieu photographique/artistique montréalais? 
J’adore rencontrer et échanger avec d’autres artistes et je suis impliquée avec le Festival Accès Asie depuis plusieurs années pour promouvoir les arts et la culture de l’Asie.

Avez-vous eu des mentors qui vous ont encouragé à persévérer dans le milieu ou avez-vous des photographes dont le parcours vous inspire? Qui sont-ils? 
Pas de mentors, mais il y a plusieurs photographes montréalaise qui m’inspirent pour leurs parcours variés: George Zimbel, Gabor Szilasi, Roger Lemoyne, Raymonde April, les frères Sanchez, Adad Hannah, Benjamin Von Wong…

Sur quel projet(s) travaillez-vous en ce moment? 
Plusieurs projets en développement, de nature humanitaire et ateliers.

Comment votre travail reflète t’il vos origines? 
J’ai grandi à Mumbai dans une famille privilégié, alors j’ai toujours été intéresse par les populations défavorisées et marginalisées et les enjeux qui les impact

Un conseil à donner pour les photographes de la relève issus de la diversité culturelle? 
Votre regard est unique grâce à vos expériences et origines alors faut exploiter ce regard au maximum.

Photo : Mathilde Guiho

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Youssef est un photographe syrien qui a grandi à Montréal. Touche à tout, c’est un créateur de liens et de connectivités dont la photographie est un des outils en parallèle à l’écriture et à la vidéo.

Il est aussi le fondateur de Syrian eyes of the world, un projet à qui rassemble des portraits de syriens réalisés par des photographes syriens vivant à travers le monde, et qui nous donne à voir un aperçu de qui sont en train de devenir ces gens déracinés.

Pour en savoir plus : www.youssefshoufan.com

Crédit photo : Thibault Carron

Photo :  Thibault Carron
Sujet : Youssef Shoufan, photographe

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?
Argentique: J’ai un appareil argentique que j’utilise très peu souvent, mais que j’adore parce qu’il m’oblige à prendre mon temps avant de capturer une bonne photo.

Numérique: L’accessibilité et le potentiel du numérique font en sorte que la photographie soit encore plus incroyable comme technologie, personnellement c’est avec le numérique que je travaille et réalise mes projets.

Instagram: J’ai une relation amour haine avec cette plateforme qui a des avantages, mais aussi plusieurs défauts. C’est aussi dommage lorsque trop d’accessibilité diminue parfois la qualité du contenu.

Un accessoire photo indispensable ?
La curiosité et l’émerveillement.

Votre meilleur conseil technique?
L’expérience.

Avez-vous des rituels ou des astuces photographiques personnelles?
Je préfère que ce soit moi plutôt qu’un ordinateur qui prenne les décisions, alors c’est presque toujours le mode manuel de mon côté !

Provoquer ou saisir le moment?
Pour les photos de rue, je saisis les moments, mais pour les portraits, je saisis les moments que je provoque.

Une photo inattendue?
Un enfant courant dans une flaque d’eau, avec cet instant parfait où toute l’eau est repoussée sous sa sandale. C’était lors d’un séjour au Burkina Faso en 2009, un voyage qui aura pour moi été l’élément déclencheur de mon intérêt envers la photographie.

Votre lumière favorite pour la photographie?
Celle du soleil.

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence?
Extérieur ! Silence en voyage, musique en postproduction.

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art?
L’écriture.

Retouches Photoshop : pour ou contre?
Contre, à moins que ce soit dans un but clairement identifié comme esthétique. C’est l’influence de mes études en journalisme qui parle !

Trois mots qui évoquent Montréal?
àŽle. Mélanges. Possibilités.

Votre saison favorite à Montréal?
Attendre l’été.

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit?
Entre les deux !

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir?
L’arrondissement de Saint-Laurent dans lequel j’ai grandi.

Un secret montréalais que vous aimeriez partager?
Prendre un verre en été sur le bord de l’eau au coucher de soleil.

Balade à pied, à vélo ou en auto?
À pied pour réfléchir. À vélo pour une balance entre flexibilité, rapidité et respect de l’environnement. À En auto pour les plus longues distances et l’hiver (même si j’ai traversé fait un hiver montréalais à vélo!)

Une lecture pour le transport en commun?
Un livre qui entre dans ma poche.

Un personnage Montréalais que vous aimeriez photographier?
Dany Laferrière, Win Butler et Régine Chassagne d’Arcade Fire, Jean Leloup, Céline Dion.

Montréal, une ville où il fait bon vivre?
Oui ! Ce n’est pas pour rien que les Autochtones et toutes les vagues d’immigration qui ont suivi ont décidé d’y poser pied !

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête?
Lors d’une soirée-bénéfice de la fondation KANPE pour laquelle j’étais photographe bénévole, le groupe Arcade Fire y présentait un spectacle intime.

Je me suis senti extrêmement privilégié d’avoir accès à cet intime moment, mais j’ai décidé de ne pas prendre de photos par respect pour ce moment. Il n’y a donc pas de photos qui existent de cette minute qui reste bien gravée dans ma mémoire. Je crois qu’un bon photographe sait quand sortir sa caméra, mais aussi quand la ranger.

Le photographe, artiste ou artisan?
Artiste.

Que pensez-vous de la proposition : l’art est un acte social?
L’art serait-il de l’art s’il n’était pas un acte social ?

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours?
Définitivement. Il prend certainement un nouveau sens considérant l’abondance de photos due aux avancées technologiques, autant pour la captation que la diffusion de celles-ci, mais sa pertinence est toujours grande. ça me fait penser à l’ouvrage On Photography de Susan Sontag, un livre publié dans les années 70 qui est d’une grande justesse à propos de la photographie et qui est encore complètement à propos aujourd’hui, 40 ans plus tard.

Un photographe qui vous inspire?
Oliviero Toscani, JR, Brandon Stanton, Sophie Calle.

Une expo photo inoubliable?
Celles qui me font verser des larmes.

Un travail de photographe qui traverse le temps?
Sebastiano Salgado pour non seulement la qualité photographique de son travail, mais aussi son impact social et environnemental.

Avec quel artiste montréalais aimeriez-vous collaborer?
Pierre Lapointe, Rad Hourani, Dumas, Arcade Fire, Miss Me, Xavier Dolan, Céline Dion.

La Maison Photo Montréal vous donne carte blanche; vous faites quoi?
Je vais passer six mois dans la Station spatiale internationale pour y documenter les humains dans la station, la Terre vue du ciel et l’espace infini.

Une exposition photo que vous aimeriez voir proposée par MPM?
Surprenez-moi !

Votre prochain projet photo?
C’est un secret !

Quelle est votre expérience du milieu photographique/artistique montréalais?
La photographie était initialement une passion personnelle, surtout lors de voyages, mais avec le fil du temps, c’est aussi devenu mon métier. Parce que je tâche de toujours travailler sur des projets qui m’intéressent et que je trouve importants, je me suis rapproché des milieux sociaux, éducatifs et artistiques montréalais dans lesquels je mets à profit mes compétences.

Avez-vous eu des mentors qui vous ont encouragé à persévérer dans le milieu ou avez-vous des photographes dont le parcours vous inspire? Qui sont-ils?
Mon expérience en photographie aura principalement été forgée de façon autodidacte.

Sur quel projet(s) travaillez-vous en ce moment?
Je suis quelqu’un qui s’ennuie assez rapidement, alors je travaille toujours sur plusieurs projets simultanément, souvent en quête de ma prochaine expérience. Alors entre le moment où j’écris ces mots et qu’ils seront lus, les projets sur lesquels je travaille en ce moment auront certainement déjà changé !

De quelle façon votre travail reflète vos origines?
À cause du contexte exceptionnel de la guerre en Syrie, j’ai mis sur pied un projet photo intitulé Syrian Eyes of the World, mais à part ce projet, je pense que c’est plutôt ma personne que mes origines qui reflètent mon travail.

Un conseil à donner pour les photographes de la relève issus de la diversité culturelle?
Pratiquez souvent, inspirez-vous de toutes formes artistiques et établissez de bons liens avec la communauté!

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Thibault a tout d’abord étudié et travaillé plusieurs années dans le domaine financier avant de faire le grand saut en photographie. Après un retour aux études en photographie au Collège Marsan, il co-fonde le blog photo Portraits de/of Montréal et travaille comme photographe commercial ainsi que documentaire. Thibault est né en France et habite Montréal depuis 2006.

Pour en savoir plus : www.thibaultcarron.com

Crédit Photo : Toma Ickovits

Photo :  Toma Ickovits
Sujet : Thibault Carron, photographe

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?
Peu importe le médium, c’est le regard et le processus créatif du photographe qui comptent. Ceci-dit, j’ai toujours eu un peu plus d’admiration pour les photographes qui travaillent en argentique, l’effet de surprise et de découverte ayant quasiment disparu avec le numérique…

Un accessoire photo indispensable ?
L’écoute, c’est l’outil qui m’a ouvert les plus belles portes vers les humains qui nous entourent.

Votre meilleur conseil technique?
Ouvrir à intervalles réguliers le deuxième œil quand le premier est dans le viseur pour garder en tête le contexte de l’image.

Avez-vous des rituels ou des astuces photographiques personnelles?
J’essaie de ne pas laisser l’appareil se mettre entre moi et ce que je vis. Je préfère parfois laisser filer une opportunité photo plutôt que de manquer un moment qui me nourrira peut-être davantage par lui-même.

Provoquer ou saisir le moment?
Toujours saisir quand il s’agit de représenter la réalité, mais je n’ai rien contre la mise en scène si le sujet s’y prête et qu’il n’y a pas d’ambiguïté quant à la manipulation de la réalité dans le résultat final.

Une photo inattendue?
Ma première photo de Portraits de Montréal. Je n’avais jamais osé arrêter une personne dans la rue pour la photographier, et la première rencontre s’est révélée tellement facile et enrichissante qu’elle m’a donné le courage d’engager les suivantes.

Votre lumière favorite pour la photographie?
Des rayons de lumière qui traversent un ciel orageux.

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence?
Presque toujours en extérieur, et peut-être trop souvent en musique, qui m’inspire beaucoup, mais m’isole parfois de la réalité qui m’entoure.

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art?
J’aimerais la mélanger à la peinture ou au dessin, mais plus dans le sens théâtral d’un tableau, réfléchi et mis en scène, tout en gardant un pied dans la réalité. Un genre de mélange entre la photographie documentaire et le pictorialisme.

Retouches Photoshop : pour ou contre?
Dès lors que le contenu d’une image est photoshopée, elle tombe pour moi dans le graphisme. Ça peut être très beau et intéressant, mais ce n’est plus de la photographie. La réalité, même éventuellement travestie par la mise en scène, n’est plus représentée.

Trois mots qui évoquent Montréal?
Humaine, vibrante et heureuse.

Votre saison favorite à Montréal?
Le début de l’automne, quand la chaleur de l’été laisse sa place aux couleurs.

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit?
J’ai toujours préféré le calme relatif de la nuit en ville, mais je n’ai pas de préférence pour la photo.

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir?
Les bâtiments qui font partie de l’histoire de Montréal et qui ont été abandonnés pratiquement du jour au lendemain, comme si le temps avait été figé à l’intérieur (je pense entre autres au Royal Vic).

Un secret montréalais que vous aimeriez partager?
N’hésitez jamais à parler à un Montréalais dans la rue, vous ferez votre journée et la sienne.

Balade à pied, à vélo ou en auto?
À pied et à vélo, pour éviter l’auto autant que possible, et la STM, même si le métro est très inspirant pour la photographie.

Une lecture pour le transport en commun?
Jules Verne ou René Barjavel.

Un personnage Montréalais que vous aimeriez photographier?
Jackie Robinson, s’il était encore des nôtres.

Montréal, une ville où il fait bon vivre?
Oui ! Sauf sur les routes, et à la fin de l’hiver.

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête?
Mon premier passage à Montréal en 2005 avant de venir m’installer : il pleuvait, il faisait froid, tout me paraissait laid. Douze ans plus tard, j’ai appris à voir bien au-delà des apparences.

Le photographe, artiste ou artisan?
Les deux ! Chacun apporte un regard singulier sur un sujet et développe sa vision avec la pratique et l’expérience.

Que pensez-vous de la proposition : l’art est un acte social?
Tout à fait d’accord ! C’est une forme d’expression très forte qui démontre toujours un point de vue, même dans sa forme la plus objective.

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours?
Plus que jamais ! Dans la création, l’expression, l’art, mais aussi et surtout dans la façon dont les (vraies) informations sont véhiculées.

Un photographe qui vous inspire?
Lynsey Addario pour son regard sur les grands enjeux de société et sa capacité à faire oublier sa présence.
Une expo photo inoubliable?
La galerie de Paul Nicklen à New York, ses magnifiques photos animalières témoignant de l’importance de protéger notre environnement et de réduire considérablement notre impact dessus.

Un travail de photographe qui traverse le temps?
Celui d’Henri Cartier-Bresson, pour ses compositions parfaites et sa patience.

Avec quel artiste montréalais aimeriez-vous collaborer?
Je laisse cette question au hasard des rencontres, le résultat a toujours été plus beau pour moi comme ça.

Une exposition photo que vous aimeriez voir proposée par Maison Photo Montréal?
Une exposition réservée au regard des femmes sur la société. Je trouve qu’on célèbre beaucoup (trop) le point de vue masculin dans la photographie, comme dans beaucoup d’autres domaines.

Votre prochain projet photo?
Une plongée dans la solitude de nos aînés, mais je n’en dirais pas plus…

Quelle est votre expérience du milieu photographique/artistique montréalais?
J’aime échanger avec autant d’artistes que possible, mais je ne fais partie d’aucun regroupement spécifique.

Avez-vous eu des mentors qui vous ont encouragé à persévérer dans le milieu ou avez-vous des photographes dont le parcours vous inspire? Qui sont-ils?
Les photographes qui m’inspirent sont tous ceux qui mettent leur appareil photo au service de leurs valeurs (humanistes, de préférence). Mais je suis aussi heureux que Mikaël Theimer et moi ayons démarré et poursuivions notre parcours ensemble à travers de nombreuses collaborations.

Sur quel projet(s) travaillez-vous en ce moment?
Portraits de Montréal, toujours, pour explorer et rassembler la diversité humaine. La Bibliothèque Vivante avec la BAnQ. Et des portraits d’organismes avec Centraide.

De quelle façon votre travail reflète vos origines?
Je m’estime extrêmement chanceux d’avoir eu, grâce à ma famille et mes proches, l’espace de développer un regard critique et humaniste (je l’espère en tout cas) que je peux maintenant mettre au service des autres.

Un conseil à donner pour les photographes de la relève issus de la diversité culturelle?
Vos regards sur le monde sont uniques de par vos parcours et vos origines, ne les cachez jamais !

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Toma est un photographe né à Bucarest et habitant Montréal depuis plus de 30 ans. Après des études en communications, éthique, droit et sciences politiques, il suit une formation en journalisme qui l’amène à travailler comme photojournaliste depuis maintenant plus de 5 ans avec au coeur de sa démarche l’envie d’être le témoin de l’Histoire, développer et trouver son propre angle afin de l’immortaliser puis de le partager.

Pour en savoir plus : tomaphotographe.com

Crédit photo : Mikael Theimer

Photo :  Mikaël Theimer
Sujet : Toma Ickovits, photographe

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?
Ce sont des supports, des cadres ou des outils. Tout dépend de ce qu’on y met.

Un accessoire photo indispensable ?
Une veste newswear, pour avoir l’équipement à portée de main.

Votre meilleur conseil technique?
Ne laisse jamais les questionnements arrêter ton élan. Clique quand ça se passe, sans hésiter. Les questions, on les pose après.

Avez-vous des rituels ou des astuces photographiques personnelles?
Pas vraiment de rituels si ce n’est de vérifier les batteries et de formater les cartes.
Astuce; toujours paramétrer son appareil dès qu’on change d’environnement.

Provoquer ou saisir le moment?
Saisir, sinon j’ai l’impression de tricher.

Une photo inattendue?
À part pour la nature morte, dès qu’on place de la vie dans un cadre, l’inattendu me semble inévitable.

Votre lumière favorite pour la photographie?
Les journées nuageuses.

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence?
Extérieur, ni musique, ni silence…. l’ambiance et le dialogue.

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art?
Le journalisme, si on peut considérer ça comme de l’art.

Retouches Photoshop : pour ou contre?
Ni pour ni contre, chaque domaine a ses règles. Contre en journalisme, mais pour en art.

Trois mots qui évoquent Montréal?
Culture, respect, rebelle.

Votre saison favorite à Montréal?
Le printemps

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit?
De jour.

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir?
Côte-des-Neiges.

Un secret montréalais que vous aimeriez partager?
André Querry, un photographe qui se prétend amateur, mais qui documente la vie sociale montréalaise comme un pro depuis plus de 30 ans.

Balade à pied, à vélo ou en auto?
J’ai un faible pour le vélo, mais parfois l’auto et les pieds sont encore nécessaires.

Une lecture pour le transport en commun?
Titre de transport d’Alice Michaud-Lapointe, une série de petites histoires qui se passent justement dans le métro de Montréal.

Un personnage montréalais que vous aimeriez photographier?
Dur de n’en choisir qu’un seul. J’aime immortaliser ceux qui marquent l’histoire, peu importe le sens de leur rôle. Je photographierais bien Gilles Vigneault, Julien Poulin autant que Jean Chrétien, Tony Accurso ou même l’auteur de l’attentat de 2017 à Québec… Pour les besoins de l’exercice, disons simplement l’acteur Julien Poulin.

Montréal, une ville où il fait bon vivre?
7-8 mois par année, ça me semble une évidence… Dès que l’hiver arrive je me mets à douter.

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête?
La fête de la Saint-Jean-Baptiste de 1998 au parc Maisonneuve, la foule éméchée après la fin du spectacle qui continue à chanter en cœur à la station de métro Pie IX jusque dans les wagons. J’avais 17 ans.

Le photographe, artiste ou artisan?
On peut être les deux, pour ma part, je suis artisan avant d’être artiste.

Que pensez-vous de la proposition : l’art est un acte social?
Tout a fait d’accord. Tout acte public est un acte social.

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours?
Plus que jamais.

Un photographe qui vous inspire?
Joël Lemay.

Une expo photo inoubliable?
Chaque World Press Photo.

Un travail de photographe qui traverse le temps?
Robert Polidori, pas seulement qu’il traverse le temps, mais il porte, à mon humble avis, un œil visionnaire sur la trace que l’homme laisse derrière lui partout où il passe. À découvrir!

Avec quel artiste montréalais aimeriez-vous collaborer?
Édith Tremblay / Portraits de Montréal

La Maison Photo Montréal vous donne carte blanche; vous faites quoi?
Expo collective sur la vie sociale et politique à Montréal.

Une exposition photo que vous aimeriez voir proposée par MPM?
Une rétrospective ANNUELLE de photojournalisme local (un peu comme le World Press Photo, mais restreint à la région montréalaise).

Votre prochain projet photo?
Je ne dévoile jamais avant d’avoir tout en boîte! 😉

Quelle est votre expérience du milieu photographique/artistique montréalais?
Je suis photographe à la pige à Montréal depuis 2011, principalement en photojournalisme.

Avez-vous eu des mentors qui vous ont encouragé à persévérer dans le milieu ou avez-vous des photographes dont le parcours vous inspire? Qui sont-ils?
Des mentors, je ne sais pas si le mot est juste.
La photographie est pour moi, un acte très solitaire et instinctif. Il faut savoir compter sur soi, sortir des sentiers battus et surtout retenir les leçons de ses propres erreurs.
Cela dit, les modèles professionnels qui obtiennent mon admiration ne manquent pas; Jacques Nadeau (bien sûr), Joël Lemay, Pedro Ruiz, Chantal Poirier, pour ne nommer qu’eux.

Sur quel projet(s) travaillez-vous en ce moment?
Je suis, bien souvent, dépendant du fil d’actualité québécois/montréalais. Je surveille l’enclenchement des élections provinciales prévues pour l’automne 2018 et aussi l’émergence des groupes d’extrême-droite et la réalité des immigrants. Ça semble à priori des sujets complexes, lourds et peu artistiques, mais c’est dans ces sujets que je réalise les œuvres qui me semblent les plus significatives.

De quelle façon votre travail reflète vos origines?
Sincèrement, je l’ignore. En premier je devrais me poser la question, est-ce que mon travail reflète mes origines? Puisque j’ai grandi ici (depuis l’âge de 6 ans), je ne sais pas dans quelle mesure c’est le cas.
Mon vécu mes origines apportent probablement une sensibilité différente à mon regard et aux sujets au quels je m’intéresse.

Un conseil à donner pour les photographes de la relève issus de la diversité culturelle?
Le regard étranger est précieux en photographie.
Quand on se retrouve en terrain inconnu, il faut exploiter ce regard au maximum, avant que le dépaysement ne s’estompe et que l’œil ne retombe dans le familier.

C’est le cas en voyage, mais c’est aussi en photo. Chaque sujet ou projet de photo est comme un petit voyage, un dépaysement à explorer jusqu’à le rendre familier.

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La Maison de la photo de Montréal, les Archives de Montréal, la Caisse Desjardins du Sud-Ouest de Montréal, et le Quartier de l’innovation sont heureux de présenter le photographe…

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Né à Paris, Mikaël Theimer s’installe à Montréal en 2008. Après 4 années dans le monde de la publicité, il se réinvente photographe, répondant ainsi à une quête de sens, d’humanité et de liberté. S’inspirant du blogue Humans of New-York, il co-crée Portraits de Montréal. La page Facebook homonyme a désormais dépassé les 70,000 J’aime, et a donné lieu au livre Portraits de Montréal, publié chez Guy Saint-Jean Éditeur en mai 2017. Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, il est, avec Jacques Nadeau, l’un des deux photographes du livre et de l’exposition Aime comme Montréal. Mikaël prête régulièrement ses yeux à de nombreux organismes de bienfaisance, ici à Montréal, mais parfois jusqu’en Haiti, au Ghana, au Togo et à Cuba.


Pour en savoir plus : www.mikaeltheimer.com

Crédit photo : Arezoo Farahani

Photo :  Arezoo Farahani
Sujet : Mikaël Theimer, photographe

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?
J’ai commencé la photographie en numérique, et je me suis vraiment habitué au fait de pouvoir shooter sans compter, et traiter mes images quasi instantanément ensuite. Mais l’argentique a quelque chose de poétique que le numérique n’aura jamais. Un négatif, c’est un objet physique, qui a encapsulé un instant de vie. L’image est là pour vrai, elle existe dans le monde réel ; ce n’est pas une simple succession de 0 et de 1 sur un disque dur…
Instagram = moyen de diffusion de ses photos + source d’inspiration.

Un accessoire photo indispensable ?
Une lentille 35mm. C’est tout ce dont j’ai besoin.

Votre meilleur conseil technique?
Je ne suis vraiment pas un gars de technique… Mais pour de la photo de rue, je suis pas mal un adepte du « f8 and be there ». Donc conseil pour les photographes de rue : f8, vitesse à 1/500s, et les ISO ajusté en conséquence. Bien sûr il faut savoir varier les plaisirs et jouer un peu avec ces paramètres 🙂

Avez-vous des rituels ou des astuces photographiques personnelles?
Le rituel c’est de toujours avoir son appareil sur soi, et prêt à shooter. Chaque fois que je change d’environnement, j’ajuste mes réglages pour être prêt à déclencher au besoin.

Provoquer ou saisir le moment?
Une pincée de provocation peut parfois donner naissance à un moment qu’il faudra ensuite saisir.

Une photo inattendue?
J’ai photographié les derniers instants de vie d’un bon ami à moi… Je savais que j’allais photographier ce moment un jour, mais il est arrivé beaucoup plus tôt que prévu. Un samedi soir, de manière totalement inattendue.

Votre lumière favorite pour la photographie?
Une belle lumière de début ou de fin de journée. Quelle originalité…

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence?
Extérieur, définitivement. Et j’ai des périodes musique, et des périodes silence.

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art?
Je la mélange déjà avec le son. J’aimerai maintenant la mélanger avec l’écriture et la peinture.

Retouches Photoshop : pour ou contre?
Contre. Pas sur mes photos en tout cas.

Trois mots qui évoquent Montréal?
Ouverture d’esprit, liberté d’être, modèles alternatifs.

Votre saison favorite à Montréal?
L’été. Je suis trop frileux pour les autres saisons.

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit?
De jour. Mais je l’aime aussi beaucoup de nuit !

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir?
Montréal Ouest et Montréal Nord.

Un secret montréalais que vous aimeriez partager?
Je vais y penser…

Balade à pied, à vélo ou en auto?
En scooter pour me rendre, puis une grosse balade à pied.

Une lecture pour le transport en commun?
Le Petit Prince. Et la série Fondation de Isaac Asimov.

Un personnage Montréalais que vous aimeriez photographier?
Regine Chassage et Win Butler, d’Arcade Fire. Et Patrick Watson. Et Leonard Cohen mais j’ai malheureusement manqué ma chance 🙁

Montréal, une ville où il fait bon vivre?
TELLEMENT.

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête?
Mes premières minutes à Montréal. On est le 1er janvier 2010, j’arrive de Paris, et il a neigé toute la journée. Je découvre le manteau blanc de Montréal, et quand je sors du taxi, dans une rue du Plateau, ma jambe s’enfonce jusqu’aux genoux dans la neige. Je n’avais jamais vu autant de neige ailleurs que dans les Alpes.

Le photographe, artiste ou artisan?
Ça dépend de sa pratique. Moi je me vois définitivement plus comme un artiste.

Que pensez-vous de la proposition : l’art est un acte social?
On dirait un sujet du bac de philo 0_o Je crois que l’art peut-être un acte dénué de tout but, si ce n’est celui de créer. Mais personnellement, j’aime mieux quand il est un acte social, qui prend position, qu’il fait réfléchir, qu’il essaie de faire grandir et avancer la société.

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours?
Il est d’autant plus pertinent que notre civilisation approche de sa fin…

Un photographe qui vous inspire?
Robert Doisneau, Robert Frank, Eliott Erwitt.
Et JR.

Une expo photo inoubliable?
Celle d’Irving Penn.

Un travail de photographe qui traverse le temps?
Par définition, toute photographie ne traverse-t-elle pas le temps ?

Avec quel artiste montréalais aimeriez-vous collaborer?
Il y en a tellement ! Je travaille beaucoup par collaboration, alors il m’est difficile de me limiter à un seul artiste. Mais je rêve de travailler un jour avec Arcade Fire…

La Maison Photo Montréal vous donne carte blanche; vous faites quoi?
Une exposition immersive qui mêle photographies géantes et extraits sonores associés aux images. Les photographies sont imprimées à taille des murs, et recouvrent totalement les espaces. Le son est projeté dans toute la pièce. Chaque pièce propose un environnement totalement différent. Parfois ce sont des scènes de rues, capturées dans différents pays et villes, et les sons ambiants qui vont avec. Parfois ce sont des hommes, femmes et enfants, et leurs voix qui nous racontent leurs histoires.

Une exposition photo que vous aimeriez voir proposée par MPM?
Une exposition de photographie de rue présentant des images de différents photographes Montréalais.

Votre prochain projet photo?
Une collaboration avec l’artiste Cath Laporte, pour ajouter des mots à mes photos de rue.

Quelle est votre expérience du milieu photographique/artistique montréalais?
Je n’ai pas de formation artistique ou photographique, et j’évolue généralement en dehors des voies traditionnelles.

Avez-vous eu des mentors qui vous ont encouragé à persévérer dans le milieu ou avez-vous des photographes dont le parcours vous inspire? Qui sont-ils?
Pas de mentor. Mais je suis inspiré par le parcours de dizaines de photographes, dont tous ceux que j’ai cité plus haut.

Sur quel projet(s) travaillez-vous en ce moment?
Je travaille sur les organismes communautaires de Montréal, dans un projet en collaboration avec Centraide. Je travaille également sur l’exposition posthume de mon ami poète, Michel Pepin, que j’ai photographié régulièrement dans les trois dernières années de sa vie.

Comment votre travail reflète t’il vos origines?
Bonne question !
Venant d’un milieu extrêmement privilégié, j’ai tendance à m’intéresser à ceux qui ne le sont pas du tout. C’est peut-être le reflet d’une culpabilité d’avoir eu autant de chance et d’être « bien né ».

Un conseil à donner pour les photographes de la relève issus de la diversité culturelle?
Non pas vraiment. Aux photographes de la relève tout court non plus d’ailleurs, puisque j’en suis un moi-même 😀
Peut-être juste : prend des photos, prend encore des photos, et prend toujours des photos.

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Arezoo Farahani

Arezoo Farahani est une photographe et vidéaste d’origine iranienne habitant Montréal depuis plus de 4 ans maintenant. Dans son pays d’origine, Arezoo a étudié en droit mais a également beaucoup travaillé à titre de vidéaste. Elle étudie présentement la photographie au Collège Dawson.

La démarche d’Arezoo s’articule autour du portrait et l’étude de la lumière naturelle. Elle est également membre de Diversité artistique Montréal et a collaboré à titre de photographe aux portraits paru dans la 9e édition du magazine Tic Art Toc.

Crédit photo : Narcisse E Esfahani

Photo : Narcisse E. Esfahani
Sujet : Arezoo Farahani, photographe

Argentique, numérique, Instagram : ça vous inspire quoi?
Ça me rappelle les caméras anciennes. Instagram, c’est plutôt lifestyle comme photographie.

Un accessoire photo indispensable ?
Caméra!

Votre meilleur conseil technique?
Avoir considéré la lumière naturelle.

Une photo inattendue?
C’est toujours incroyable le fruit du hasard. C’est ce que je capture beaucoup.

Votre lumière favorite pour la photographie?
La lumière naturelle.

Êtes-vous studio ou extérieur, musique ou silence?
Ça dépend de mon sujet. Cela dit, je préfère travailler à l’extérieur.

Vous aimez ou aimeriez mélanger la photographie avec quel autre art?
Avec la vidéo. J’ai beaucoup d’expérience dans ce domaine.

Retouches Photoshop : pour ou contre?
Je ne suis pas contre mais sans abus.

Trois mots qui évoquent Montréal?
Vivant, sympa, multiculturel.

Votre saison favorite à Montréal?
Automne.

La ville, vous la préférez de jour ou de nuit?
Les deux!

Quel coin de Montréal aimeriez-vous (re)découvrir?
Mont-Royal, St-Denis et Sherbrooke, mais il y a beaucoup de coin à redécouvrir!

Balade à pied, à vélo ou tjrs en auto?
A pied et en vélo.

Un personnage Montréalais que vous aimeriez photographier?
Céline Dion. J’aurais aimé Leonard Cohen.

Une image/un souvenir de Montréal qui vous reste en tête?
L’architecture de Montréal.

Que pensez-vous de la proposition

: l’art est un acte social?
Pour augmenter la conscience des gens.

L’acte photographique, toujours pertinent de nos jours?
Oui, pour montrer la vérité.

Un photographe qui vous inspire?
Richard Avedon.

Une expo photo inoubliable?
Leila Alaoui aux Musée des beaux-arts.

Un travail de photographe qui traverse le temps?
Hélène Binet.

Avec quel artiste montréalais aimeriez-vous collaborer?
Céline Dion.

Comment votre travail reflète t’il vos origines?
Le style, je pense!

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